Les métiers du golf

- Après golf

golf : jeu, sport et pour certains un métier…

Jouer au golf devient vite un sport dévorant, n’est-ce pas… Qui n’a pas un jour rêver de changer de vie professionnelle ? Joindre l’utile à la passion en réunissant clubs de golf, stylos, appareil photo, ordinateur ou matière grise est possible.

GolfStars.com a décidé de mettre en avant ces métiers parfois dans l’ombre dont vous voyez le résultat tous les jours ou presque sans forcément y prêter attention. Pour ce premier article, un journaliste-photographe  et un Editeur sportif se dévoilent.

#1 Ecrire, piloter et sublimer

Le journaliste Denis Lebouvier, collaborateur de Golf Magazine, Golf Européen, puis du Figaro et du Figaro Magazine, est aussi télé-pilote professionnel. Il prend alors les manettes de James, l’œil de FLYGOLF.FR, et s’envole contempler nos parcours de son regard privilégié. avec ses photos, denis vous invite à un voyage initiatique au-dessus de parcours se fondant dans des paysages magnifiques, entre mer, océan et terroir.

Golfstars.com : Quelle est la genèse de ces images spectaculaires vues du ciel ?
Denis Lebouvier : C’est d’abord le rêve d’un journaliste golfeur. Créateur du Guide des Golfs de Golf Magazine et de ses éditions régionales, j’ai toujours eu, quelque part en tête, le rêve de beaucoup d’entre nous, joueurs et amoureux des voyages : faire le tour de France des golfs. C’est une des motivations de la création de FLYGOLF.FR, le premier guide Golf et Tourisme, proposant pour chaque reportage des infos sur le golf présenté en collaboration avec le site Golf Stars ; des bonnes adresses d’hôtels et de restaurants ; des idées d’évasion vers les sites touristiques remarquables ; et des récits palpitants de l’historienne Anne Thoraval qui se penche sur un événement, un lieu, un personnage ayant marqué la région mise en scène. Et, pour un beau film, les images vues du ciel se prêtent merveilleusement à la valorisation de nos golfs.

Gs : Avec des contraintes ?
D.L : Effectivement et elles sont tout à fait compréhensibles. Le ciel est fréquenté, les règles aéronautiques y sont imposées. Je suis retourné à la fac pour décrocher un permis théorique de pilote d’ULM alors demandé par la Direction Générale de l’Aviation Civile en parallèle d’une formation pratique. Désormais « télé-pilote professionnel », j’ai le droit et le devoir de demander plusieurs autorisations auprès de la préfecture, de l’aviation civile ou de l’armée, obligatoires pour chaque tournage.

Gs : Le drone FlyGolf peut ensuite décoller…
D.L : Oui, James, son petit nom, survole humblement, de mois en mois, tous les parcours de France, 9 ou 18 trous, commerciaux ou associatifs, luxueux ou plus modestes. James ne se prend pas pour une balle qui fonce sur chaque trou. Il préfère se comparer à l’œil d’un birdie qui prend son temps pour contempler. Et parfois – assez souvent même -, il se prend pour un eagle face à la majesté des paysages où sont intégrés nos précieux golfs.

Gs : Quel parcours doit-on privilégier pour une première visite sur votre site ?
D.L : Aucun ! Ou plutôt tous ! Ils ont chacun leur caractère, des vénérables fairways historiques des plus vieux parcours centenaires, aux réalisations les plus récentes. C’est un immense plaisir de pouvoir survoler ces golfs et toutes leurs diversités, qui, rappelons-le, ont un grand mérite environnemental : certains, en milieu urbain, ont réhabilité des territoires en friche ou bien mal occupés ;
d’autres ont préservé cet héritage magnifique de tous les excès immobiliers qui ont touché certaines côtes françaises.

Gs : Aujourd’hui, James a survolé combien de nos 18 et 9 trous ?
D.L : Près de 150 golfs ont reçu la visite de FlyGolf après un peu moins de trois ans de périple. Certains profitent de ces reportages pour bénéficier des droits d’utilisation d’images haute-définition « légales », réalisées selon de fortes exigences que nous nous imposons, notamment en fonction de la météo et de la saison, afin de bénéficier des meilleures lumières. Des photos sont publiées par plusieurs publications dont Le Figaro ou Le Figaro Magazine.

Et depuis deux saisons, FlyGolf a l’honneur de fournir des vues aériennes à la Fédération Française de Golf qui réalise ainsi son « Golf de la semaine » fort apprécié par les internautes et les directions des parcours. James a pris son bel envol, encouragé par de précieux soutiens, et ainsi se présentent à l’horizon de nombreux panoramas magnifiques, des bons plans à dénicher et de très belles histoires à conter…

#2 analyser, Créer et publier

Après plusieurs années passées en agence de publicité puis dans un groupe de presse parisien, Wilfrid Delage s’installe en 2002  au pays basque, à Bayonne, où il crée sa société spécialisée dans l’édition et la communication des acteurs du marché du sport et de leurs partenaires. Parmi ses clients, l’Aviron Bayonnais, bien sûr, mais aussi… golfStars.

Golfstars.com : Vos principaux clients sont liés au golf. Une façon de lier une passion et un métier ?
Wilfrid Delage : Pas du tout. Je ne jouais pas au golf à l’époque, et pour être franc j’avais même une image assez négative de ce milieu. J’en faisais d’ailleurs un atout pour convaincre de nouveaux clients. Aujourd’hui, je ne joue pas beaucoup plus mais je suis le premier défenseur de ce sport.

Gs : Comment en êtes-vous venu à créer votre société ?
W.D : A la fin des années 90, et après quelques années passées en agence de publicité, j’ai rejoint le service marketing publicitaire d’un groupe de presse en charge notamment de Golf Magazine et Golf Européen dont le directeur commercial n’était autre que Stéphane Coudoux. Deux éléments sont alors intervenus : une lassitude de l’aspect politique des grands groupes et une forte envie de venir m’installer dans le Pays basque, ma région de cœur.

Je me suis donc lancé. Stéphane a été mon premier « client ». Nous avons ainsi travaillé ensemble pour Golfy, la Fédération française de golf, Sud France Golf, le golf de Vaugouard, Bose, Nordique France… Nous avons également réalisé une campagne de publicité pour Novotel / Accor.

Gs : Et aujourd’hui ?
W.D : Toujours beaucoup de choses dans l’univers du golf avec en premier lieu la réalisation de ce magazine, de L’année golf international ou du site de l’Académie de Golf Philippe Mendiburu dans le Pays basque. Je réalise aussi un magazine consacré à la pelote à main nue pour Esku Pilota et celui de l’Aviron Bayonnais. Travailler pour de telles références de ma région et de ma ville me rend d’ailleurs extrêmement fier.

Gs : Si vous réalisez toujours des outils de communication pour vos clients, l’essentiel de votre activité semble maintenant tourné vers l’édition ?
W.D : C’est vrai que c’est un secteur qui m’a toujours intéressé. Le terme pour faire chic en société est le brand publishing, moi j’appelle cela de l’édition dédiée. Il s’agit en fait de trouver un bon axe rédactionnel, une mise en page correspondant aux attentes du public ciblé et du contenu éditorial mettant en avant une marque et des partenaires, tout en conservant un vrai interêt pour le lecteur. En print ou en numérique, cela devient également un outil de communication, souvent lucratif en plus, pour un club de sport, une association sportive, ou pour un golf !

Gs : La crise sanitaire que nous traversons ne semble donc pas vous avoir vraiment touché ?
W.D : Si bien sûr. Vous pensez bien, la presse et la publicité ne sont pas les secteurs les plus porteurs du moment. Mais je suis un éternel optimiste et reste persuadé que le papier a encore de belles années devant lui, même si j’ai profité du confinement pour étendre mon savoir-faire à la réalisation d’applications par exemple.

Gs : Des projets pour l’avenir alors ?
W.D : Toujours. Par exemple la création d’un Golf Stars le Mag’ Pays basque qui devrait voir le jour avant l’été 2021. Ce magazine, dédié exclusivement aux golfs de la région, bénéficiera également d’une application exclusive apportant une vraie valeur ajoutée aux lecteurs. Cela pourra d’ailleurs donner des idées à d’autres régions…

Interview réalisés par Guillaume Monvoisin pour le compte de GolfStars.com 

Photo Stéphane COUDOUX

Stéphane COUDOUX

Après 8 ans à l'Express, je me suis orienté vers le golf en 1991, soit 28 ans d'expérience dont 17 chez Golf Magazine et Golf Européen. Depuis 2014, Golf Stars est l'aboutissement d'une longue réflexion à la recherche de l'objectivité au service des golfs. " Bien s'informer pour mieux choisir"