Tout ce qu'il faut savoir sur la 143e édition du « British »

- Tournoi de golf

Fondé en 1860 et se déroulant chaque année au Royaume-Uni, que nous réserve cette nouvelle édition du plus ancien tournoi de golf du monde ?
L’ambivalence du Tigre.

On se souvient évidemment de la victoire de Tiger Woods en2006. Sous un soleil de plomb, il ne sortit qu’une seule foisson driver, optant pour le fer 2. Une stratégie qui lui permisde s’imposer avec un total de -18. Le numéro un n’était pourtantpas dans les meilleures conditions à cette époque. Il venait eneffet de perdre son père, deux mois auparavant. Aujourd’hui, sila vie affective du joueur semble être au beau fixe, il n’en estpas de même concernant sa technique. Opéré du dos le 31 Marsdernier, son tournoi de rentrée au Congressional fut toutsimplement sa pire performance au petit jeu depuis qu’il estpro. Cette semaine, entre un swing désynchronisé et un backswingtrop court lors de ses parties de reconnaissance, sa cote de20/1 chez les bookmakers semble être bien généreuse. Le Tigreest-il encore capable de faire un miracle ?

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Un parcours de taille.

Fondé en 1869 et dessiné par Jack Morris, le Royal Liverpool (ouHoylake) est le deuxième plus vieux parcours links d’Angleterreaprès le St Andrews Old Course. Aménagé sur l’ancien hippodromedu Liverpool Hunt Club, il a servi, pendant les sept premièresannées de son existence, aussi bien aux courses de chevauxqu’aux épreuves golfiques. Depuis entièrement consacré à notrepetite balle blanche bien aimée, il constitue un sacré défi pourles joueurs. En effet, si les trous du début et de la fin duparcours son assez plats, les dunes près de la mer créent debeaux reliefs. En ajoutant à cela le vent et les nombreux piègesqui y sont disséminés, le parcours est loin d’êtrereposant. Entre des fairways très étroits, un premier trou dotéd’un green tortueux, un troisième où l’on risque facilement lehors limite et de quatre trous près de la mer, quel n’est pas ledéfi lancé aux meilleurs joueurs du monde !

Qui sera sur le podium ?

Hasard ou pas, le British marque l’histoire par sonpalmarès. C’est en effet la première fois qu’un Majeur estremporté trois fois de suite par des quadragénaires. AprèsDarren Clarke en 2011, Ernie Els en 2012, Phil Mickelson en2013, on imagine bien Padraig croisant les doigts ! Néanmoins,il n’est pas le seul à espérer cette place. Martin Kaymer entendbien, à 29 ans, achever le « German Slam », comme ill’appelle. Après ses victoires à l’USPGA et à l’US Open et cellede Berhard Langer, son compatriote, aux Masters de 1985 et 1993,l’Open est le dernier Majeur à ne pas avoir encore été annexépar les Allemands. Une lourde tache certes, mais un adversairede taille pour tous ceux qui espèrent décrocher le titre. Parmieux, l’Argentin Angel Cabrera. Après sa première participationau Greenbrier Classic, et sa première victoire, il s’offre unbillet d’entrée pour l’Open Championship (et une cagnotte de1.17 millions de dollars). L’ange n’a pas fait les choses àmoitié en remportant le tournoi avec deux coups d’avance surGeorge McNeill et six sur Web Simpson, qui avaient pourtantplacé la barre haute. Poulter quant à lui n’est plus àcraindre. Blessé au poigné trois jours avant l’ouverture dutournoi, il ne foulera pas le green du British cetteannée. Alors, d’après vous, qui détiendra le trophée le 20juillet ?

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